Passeport pour avancer…
C’est bien connu, les étudiants sont des aventuriers : évaluer grâce à de profondes notions de calcul mental le budget pour les commissions, maîtriser le menu très complexe d’une machine à laver le linge, apprendre l’art de cuisiner des pâtes… autant de techniques propres à l’émancipation de l’adolescent lors de son saut hors du nid.
Il existe au-delà de l’entrée à la faculté, un événement encore plus palpitant dans le processus d’apprentissage de l’Etudiant : le séjour à l’étranger.
Séjours Rotary, Erasmus, Léonard … etc. Ces années « d’échange universitaire » mènent toutes sans exception au même aboutissement, celui de l’épanouissement du jeune. Cela s’explique peut être par le fait de devoir se débrouiller dans un pays qui n’est pas le sien ? Le fait de ne connaître vraiment personne et finalement être à son tour l’Etranger tant critiqué ? Avoir à faire un effort de communication pour n’importe quel acte simple de la vie quotidienne ? L’étudiant à l’étranger est alors contraint d’ouvrir son esprit et d’adapter sa vision des choses à une culture parfois très différente de la sienne.
Il n’est pas toujours évident de percevoir à quel point tous les habitants d’un même pays partagent la même culture. Comment deviner que le simple fait de se moucher dans un bus pourrait offenser les voyageurs ? Le fait de ne surtout pas répondre directement par NON à une proposition… tant de cas si différents et propres à certaines civilisations, qu’il est impossible de ne pas commettre d’erreurs.
En voici tout l’attrait. Les quiproquos, les malentendus, les confusions, resteront pour toujours gravés dans la mémoire des étudiants élargissant ainsi petit à petit leur esprit. Ces aventures inoubliables qui favoriseront à coup sûr, lors de son retour au pays, l’intégration dans une société qui se veut de plus en plus cosmopolite.
Un jeune qui a effectué un séjour d’échange à l’étranger revient forcément changé, il me semble qu’il s’agit d’une évolution. Les employeurs l’ont bien compris. En plus de l’apport linguistique incontestable, une entreprise a vraiment beaucoup à y gagner en sélectionnant des étudiants qui sont partis à l’étranger. Ceux-ci pourront veiller à une meilleure entente entre collègues puisque nous garderons à jamais en mémoire les fous rires d’une mésaventure, perdu, seul français au milieu du désert du Mexique….
En clair, on ne le répètera jamais assez : « Les voyages forment la jeunesse ».
Alex Lecomte, MASCI 1
Publié dans Le Bien Public le 15/12/2008